Celui qui se tait est le meilleur enseignant.
Celui qui n’écrit rien est l’auteur parfait : Enfin, il serait trop occupé à vivre et n’anéantirait plus ses instants de grâce en créant le nano-décalage de la frustration qui se glisse entre lui et le monde.
C’est la fonction sacrificielle de l’auteur : pour rendre hommage à la vie, il s’empêche à jamais de la goûter.
Comme Beethoven, sourd à la beauté qu’il célèbre.
Ce voile est à la fois parfaitement transparent, tant il donne l’illusion de jouissance, et parfaitement opaque tant il nous tient éloignés de la coupe.
C’est peut-être pour cela que tant d’artistes s’enivrent d’eux-mêmes. Ou s’enivrent tout court.
NiDr
