Le plaisir que l’on prend à s’imaginer faire les choses est souvent supérieur à celui que l’on prend à les faire effectivement.
La pure virtualité n’obstrue pas le plaisir.
La confrontation au matériau du réel appesantit l’expérience.
La sphère fantasmagorique ne permet pas la créativité vraie.
La réalité de l’expérience est l’enseignement.
La réalité de l’expérience est surtout l’occasion de l’expérience de la limite et de l’appréciation de cette limite.
L’accueil de limite que l’on rencontre est l’occasion de l’accueil du limité que l’on est.
S’asseoir face aux limites est l’étape nécessaire pour créer le pivotement intérieur – celui qui nous incline à la pratique véritable.
La voie de pure virtualité est une voie de souffrance malgré l’apparente fluidité qu’elle offre (derrière mes yeux fermés, je parle japonais couramment et suis un excellent guitariste de jazz)
Elle ne peut pas être un chemin de retour.
En imagination, hors de l’espace et du temps, rien ne se produit.

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