De la même manière que Nagarjuna, avec beaucoup d’humour disait qu’il n’y avait vraiment plus rien à faire pour ceux qui s’attachent à l’idée d’une absence de réalité des choses…
(puisque celle-ci était partie d’une pédagogie du non-attachement),
Il n’y a plus grand-chose à faire pour eux qui voient dans cette phrase du Coran (et tant d’autres passages bibliques) une invitation au combat, à la défense des positions psychologiques, identitaires, l’énonciation d’une territorialité de Dieu.
Sourate de la Vache :
« Allah, il n’y a pas d’autre Dieu que lui, le Vivant, l’Eternel »
Si les oreilles et le cœur ne sont pas irrigués du Souffle, à quoi cela peut-il bien servir de lire ces livres ?
Si l’on s’obstine à les entendre comme une mise en garde, ou l’affirmation égotique d’une préséance puérile,
Nous manifestons notre imperméabilité à l’écho d’amour, l’eclaboussure de foi, l’éclat d’étreinte
qui paraît sur celui dont le cœur a été soufflé.
Peut-on quand même prier pour lui, prier pour nous ?
Car celui-là est encore souvent nous-même.
Ce qui en nous est l’energie de repli, l’esprit de territorialité.
Prier pour que Dieu réchauffe les frêles brindilles du cœur.
©FJ ndraw@protonmail.com – Fev 2023
–Recueils – Participations -Pratique

Le souffle de vie, c’est aussi et surtout la vie des autres…
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