Méditation et prière se complètent si parfaitement que chacune semble être la continuité naturelle de l’autre : la méditation seule est souvent réduite au champ d’application des techniques de conscience,
Technique d’apprivoisement, de familiarisation de la conscience.
Il me semble d’ailleurs ici me souvenir que le terme tibétain référant à la méditation se traduit par « familiarisation »
Est-ce cela, la vie spirituelle ?
Une fois que la conscience est un champ familier, il reste encore à embraser le cœur, à approcher le buisson de feu.
Approchée depuis l’autre bout du conduit, le point de répit est le même : une fois le cœur embrasé, comment déployer l’élan au-delà du champ de ressenti ?
Livré à lui-même, sans garde, le connaître, l’observer, l’entretenir.
Il est voué à la croissance chaotique et étouffe la végétation.
Il finit par boucher l’horizon et rend possible l’embrasement du monde.
Cette réalité est la même quel que soit le côté du conduit par lequel on l’aborde et chaque extrémité est la solution de l’autre.
En les accolant, le conduit devient alors le cercle de pratique,
Prière et méditation,
Une seule pratique.
Franck – August 2023
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