Une erreur commune consiste à considérer zazen comme une technique.
Cela relève de l’utilitarisme : “je fais zazen pour …” et en cela ne diffère pas de ce qui fait notre vie en dehors du coussin.
De l’assise ainsi abordée, nous n’apprenons rien.
Elle n’est qu’une gesticulation de plus, à la gloire ridicule de notre petit être bricolé, le tout décoré des atours de la spiritualité.
Mushotoku, l’esprit de non-profit, le non-esprit profit, est en réalité disposition d’accueil et ouverture à ce qui est.
A ce qui est plus grand que moi, à ce qui est aussi la misère de notre petit être en proie aux gesticulations spirituelles.
Le méditant enfourche sa monture, au pas, au trot, ou au galop sur le zafu, Dans un pré bien tondu ou dans une forêt sauvage,
Entouré de pieux chevaliers emblasonnés et à l’armure rassurante,
Ou seul sur un âne hirsute et bucolique,
Tant que le méditant sur sa monture n’a pas franchi la porte de Mushotoku, il n’est rien qui vaille la pein d’être dit ou commenté.
Une fois la porte de Mushotoku franchie, il n’est plus rien qui vaille la peine d’être dit.
©FJ Nov 2023
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J’opte pour ma part bien que ne connaissant rien au zazen pour l’âne chargé de livres et de citations qui se transforme en ce cheval errant qui prend hardiment l’allure poétique « à sauts et à gambades »
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Bonjour Jean-Jacques,
C’est bien là la plus souhaitable des transmutations,
Croire, connaître, croire connaître,
Ne plus rien savoir,
Savoir vraiment.
(Je me méfie toujours de ceux qui prétendent connaître quelque chose au Zen…)
Très bonne journée à vous
F
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