Le parent, abasourdi par le déferlement des quotidiens, l’âme élimée par les vents de l’usure, finit toujours par oublier à quel point il est tout pour son enfant.
Entre deux déferlantes du quotidien qui viennent se fracasser sur son crâne, il arrive que ce dernier le lui rappelle.
Il est alors possible que le parent, plutôt que de reconnaître comme la vie le fait jaillir, se réfugie derrière une apparence de non reception du message d’amour.
D’un geste, d’une expression, il recouvre les flammes vivaces d’une poignée de sable humide.
Il est possible aussi qu’il sache, à cet instant, accepter d’apprendre de l’enfant face à lui.
Son enfant.
En devenant alors l’enfant de cet enfant,
Il redevient le parent qu’il était.
Il est possible, enfin, qu’il s’en aperçoive à contre-temps et se pose son crayon pour étreindre l’enfant.
