La récitation d’un texte, d’une prière n’est pas une sous pratique en regard de la méditation silencieuse.
Elle peut s’avérer être un moyen d’accès à cette dernière.
Une voix qui récite, vocalement et/ou mentalement, permet le désinvestissement des pensées, cela de manière physiologique, psychiquement ressenti/validé, par un déplacement du centre d’activité.
Le support d’attention n’est plus les pensées, car elles se sont peut être révélées être trop puissamment magnétiques.
Le support de conscience devient le son, qui vibre, ou la récitation intérieure qui veint enduire la rocaille des pensées.
Le mot glisse entre le doigt, et canalise la conscience, lorsque celle-ci a perdu prise sur la posture.
Cette pratique alors apparait comme un heureux dérivatif à l’assise silencieuse, une manière de sauver l’organisme du pratiquant en posture : circulation extra corporelle pendant qu’on opère le patient, qui le maintient en place le temps de soigner, le temps de soigner la colonne vertébrale.
Lorsque l’esprit, lorsque le corps, par la posture,
Prend le relais.
©FJ Feb 2024
Recueils / Participation/ Groupe De Pratique
