Dans le bâton d’encens,
vivre et mourir ne sont pas deux.
Ainsi, pour l’homme.
Bloquer la reduction du bâton allumé,
L’empêcher de mourir,
C’est immédiatement le tuer.
L’impulsion incandescente de vie est la mise en branle du procesus de mort.
Sans cette vie, il ne peut mourir,
Sans cette mort, il ne peut pas vivre.
La vie se consume,
Notre existence est permise par notre disparition.
L’appel d’air de la mort autorise la vie.
Bloquer la mort, fermer la porte à cet appel d’air,
Equivaut à stopper net la vie.
La conscience de la mort aiguise la conscience de la vie.
Elle est bien plus que la saveur, la conscience de la mort
Et la texture de la vie.
La vacuité est si proche de ces mots.
Nous la touchons presque du bout du stylo.
Elle est l’appel d’air qui permet le mouvement.
La vie est faite de mort.
Est-ce le shiki soku ze ku, ku soku ze shiki ?
« Les phénomènes sont vacuité,
La vacuité est pénomènes »
La mort alors, est faite de vie.
L’aller-vers,
continue d’aller vers
La sène du réel, accueille
Tous des allers-vers qui dansent.
Du bout du stylo,
Presque toucher le nirvana,
Lever la plume.
Et sourire.
Vertiges secrets.
©FJ April 2024
Recueils / Participation/ Groupe De Pratique
