L’Être Central

Le résultat de la peur induite par le contexte objectif ou, comme c’est le cas lors des temps troubles qui encadrent l’écriture de ces lignes, par une fabrication politico-médiatique, est avant tout, un décentrement, une existence à côté de notre axe.
Le souffle de la peur nous désaxe et nous plante dans une terre éloignée, sèche, où la vie est un souvenir et l’expérience est dégradée et pénible.
La peur nous jette dans un enfer.
La force de pratique qu’il faut alors déployer pour se hisser à nouveau au centre de notre carte, peut être immense, et l’effort nécessaire apparaît alors irréalisable, hors de notre portée.

Comment être le centre lorsque l’on est si décentré ?
Depuis ces lieux d’existence torturés, la prière reste la seule boussole, la seule parole, que l’on trouve quelque part au fond de notre poche et que l’on déplie fébrilement,
On la porte alors à nos lèvres, quelques mots d’enfant perdu qui appelle à l’aide depuis l’obscurité et le froid.
L’être périphérique, errant, cloué dans sa périphérie, appelle à l’aide l’Être Central.

©FJ April 2024
Recueils / Participation/
Groupe De Pratique

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