Géhenne Au Quotidien

Le feu de la Géhenne que l’on brandit dans la Bible et le Coran n’est rien d’autre que le Samsara.
L’absence de nirvana (extinction à)
Le feu est ce qui n’est pas éteint : le cycle de souffrance auquel se promet celui qui n’a pas vu la nature du Réel.
Le feu de la Géhenne est l’éloignement de l’âtre divin.

Au cœur de Dieu, point de souffrance, le feu ne consume pas, il ne brûle pas.
Au feu de la Géhenne, l’être se détruit encore et encore par son éloignement.
Il est lui-même, lui et tous les êtres éloignés, sont eux-mêmes les matières qui alimentent les feux qui les consume.
Ils jettent leurs âmes, leurs corps au bûcher qui les emportent.

Derrière les termes des livres saints il faut voir la participation volontaire, inconsciente et volontaire au bûcher infernal.
Celui-ci ne serait alors rien d’autre que leur souffrance consentie.
Inconsciente et consentie.

Egalement, je perçois une addiction morbide aux sensations de brûlure.
Dans leur éloignement, les êtres de la Géhenne confondent existence et brûlure. Existence et souffrance.
Cette sensation de chair consumée est leur rapport à l’existence.
Dans leurs perceptions erronées, il leur est nécessaire de souffrir pour exister, par les brûlures, les cris, ils se sentent exister, il se pensent « existants »
Ce n’est en réalité nul autre qu’eux-mêmes qui se maintiennent ainsi et gesticulent parmi les flammes.
L’addiction aux pensées morbides, tournoyantes aux jeux d’identification est la forme psychologique du supplice de la Géhenne.

©FJ Sept 2024
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