Quand je dis Bouddha,
je dis ‘ce qui voit au-delà’,
la source ineffable de conscience
et lorsque nous parlons de l’éveillé,
nous visons la nature même de l’éveil,
Les fixations éventuelles en chemin sont des stations, des détours narratifs, des condensations de puissances symboliques,
L’au-dela est aussi l’au-delà de tout cela
En nous rappelant que nous visons toujours cet au-delà, (du par-delà) et que si nous utilisons les termes et outils conceptuels, ce n’est qu’en tant que boussole pointant le nord.
Tout comme la lune, n’est pas le doigt, la boussole n’est pas la destination,
Et la desination, elle-même, n’est pas la destination.
Ce n’est encore qu’un outil linguistique laissant penser à une certaine densité de ce à quoi il renvoie.
C’est aussi au-delà de ce cadre de représentation spatio-temporelle qui impose les outils de direction et destination qu’il faut aller.
Faut-il d’ailleurs y aller ?
Affirmer qu’il faut « aller » au-delà du cadre « direction destination », c’est précisment s’inscrire encore dans le cadre que l’on affirme devoir transcender ;
L’assise silencieuse est un réponse immortelle,
Un véhicule de l’âme, un cheval qui connaît le chemin.
