J’envisage parfois
que tous ces textes,
la majeure partie,
La meilleure partie,
ne sont pas de moi,
Ils apparaissent en mon esprit,
Lorsque mon corps est en posture et que mes pensées passent à un plan second.
Je ne fais rien,
ne produis aucun effort,
Ils sont déposés là, prêts à être écrits,
Tel des fils qui dépassent
Entre deux planches et sur lesquels je tire
J’en contemple la longueur, la couleur,
La texture, à mesure qu’il se déroule,
J’en ressens aujourd’hui une immense gratitude,
j’en apprécie la générosité, la gratuité, la grâce,
Et cela me remplit de joie,
D’une joie oubliée,
Cela est l’oeuvre de ma vie,
Mais ca n’est pas mon œuvre.
©FJ Jan 2025
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