Soigner Par L’Impermanence

Lorsque l’attachement est identifié par le pratiquant comme une source de souffrance et que cette compréhension seule ne suffit pas à lui permettre la libération de cet attachement,
Lorsque cet attachment développe tout son potentiel inhibiteur dans la vie du pratiquant, il est alors salutaire de faire porter le regard, non plus sur la souffrance résultant de l’attachement mais sur l’autre face de cette souffrance : la réalité de l’impermanence,
Ceci aura pour effet de décharger l’attachement de son pouvoir d’attraction et de permettre au pratiquant de se remettre en mouvement,

Ainsi, le caractère magnétique de l’objet d’attachement est le résultat d’un assemblage complexe de critères, d’une part, et d’une configuration de perceptions de celui qui en est prisonnier d’autre part.
Cette configuration est nécessairement transitoire,
Les yeux du psychisme pivoteraient-ils de manière à faire de l’objet tant aimé quelque chose de banal, voire d’insupportable,

Ainsi, les critères définissant cet objet à mes yeux peuvent, et vont, évoluer, impactant la chose de telle manière que l’attractivité se volatilise totalement.

Dès lors, il n’est pas sage d’investir tant d’énergie, de donner un rôle si fondamental à ce à quoi je m’attache aujourd’hui.

A titre d’example, la maison que j’aime tant et ce jardin auquel je suis si attaché perdraient tout pouvoir de définition, d’influence sur mon choix d’aujourd’hui si l’un de mes voisins disparaissait, déménageait et venait à être remplacé par un insupportable amateur de musique techno.

Brutalement, le jardin tant aimé perdrait tout intérêt et l’existence dans ces murs serait souffrance,
Puis-je voir que la beauté cachée n’est pas mon jardin et que le calme n’existe pas essentiellement dans les murs, que je les porte potentiellement en moi et puis, en chaque instant ne pas retenir leur épanouissement ?

©FJ Jan 2025
Recueils / Participation/ Groupes

Laisser un commentaire