Déchirer Le Ciel De Ciment

Se tenir loin du silence,
sans le savoir,
si loin,
déplorer la sécheresse,
du sol, des pieds craquelés,
des lèvres devenues
incapables de sourire,

Si loin que le barrage de bruit n’est plus visible
si près de la muraille de béton,
que l’on en oublie l’horizon,

Fendu, par le silence,
voir aparaitre les breches,
ce qui se passe est
au-delà de ce que l’on peut.

Pourtant, chevaucher l’onde,
et se laisser conduire,
le regard intérieur sur la brêche

Là, planter le pieux de conscience
et frapper du maillet du souffle ,
encore, encore, encore,
des nuits, des jours,
ou en une seule fois,

Déchirer, de part en part,
le ciel de ciment,

Quel bruit assourdissant,
que ce retour au silence,
j’avais oublié
les rayons du soleil levant,

horizontaux, qui viennent chauffer le front.

Ce sont eux, pourtant, que mon cœur appelait,
tout ce temps.

©FJ Jan 2025
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