A P.M. 23/10/2022

Ce soir, en silence,
tous assis dans nos maisons,
nous te remercions,

D’avoir fait de nous ce que nous sommes,
D’avoir été la personne que tu as été,
De nous avoir, ensemble et chacun, remis au monde

Tous ayant recueilli tes sourires, tes silences, tes mots,
tes regards qui perçaient au travers,
ta confiance
tu as su voir en chacun ce que nous pouvions être
et voir en moi ce que je ne voyais pas.
Tu y as cru tellement, qu’emporté par le souffle de ton esprit,
j’ai fini par y croire aussi.

Tu nous a déposés au bord de la rivière,
assis dans un radeau que tu as fabriqué,
pour chacun d’entre nous.

Je ne réalisais pas alors, tout attiré par l’eau, et questionnant les remous,
Je ne réalisais pas, qu’alors que tu donnais l’impulsion pour nous envoyer au loin,
Tu restais sur le bord et moi je m’éloignais.

Tu y as cru tellement et me voilà aujourd’hui
seul capitaine du radeau sans tes regards, tes mots inspirants,
sans tes silences aimants, sans les espaces de tes fulgurances,


Seul, assis sur un coussin,
Et toi qui disparais…

La brume, déjà,
S’était glissée entre nous

Dans la direction du dojo,
fait de bric et de broc,
Je devinais encore ta silhouette.

Aujourd’hui, le dojo n’est plus et toi,
tu as quitté la berge.
Depuis, la brume s’est dissipée,
Toi, tu me connaissais, qui d’autre ? Je ne sais.
En un coup d’œil, tu m’as connu,

J’imagine qu’aujourd’hui que tu n’es plus retenu,
tu te ries bien de nos embarcations,
J’imagine que tu penses encore mieux nous aider.


Sans la brume de maladie,
Sans les bords de rivière,
Sans les limites des cartes d’ici bas.

J’imagine que le dojo de bric et de broc
n’est plus où il était, mais partout à la fois,
Que tu nous y accueilles et nous portes, tous, à bout de bras.


Qu’en silence, tes sourires, tes regards, nous consolent
et nous guident encore mieux qu’autre fois.

©FJ_Jan 2026
Recueils / Participation/ Groupes

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