Comme ce fut le cas avec la musique de Mozart, certaines personnes sont le « génie de la conscience » : là où d’autres défrichent à peine quelques notes dans la partition touffue de la vie intérieure, eux semblent évoluer librement, sans encombres, le long d’une parcours familier.
Ils connaissent les senteurs dans la végétation, et savent se nourrir de la flore intérieure, sans grand discours, ils tendent les mains et toutes sortes d’animaux viennent se faire caresser, les êtres apparaissent à leurs yeux sans difficulté.
Tandis que d’autres fuient au moindre bruit de branchage.
Si les Mozart de la conscience viennent à entendre les enseignements, cadres conceptuels, des voies spirituelles, ils verront là une mise en note, plus ou moins laborieuse des voies qu’ils parcourent la nuit naturellement et sans partition.
Il y liront un herbier, parfois savant, parfois grossier, mais assez éloigné du contact direct qu’ils ont avec leur nature. Les disciplines, pratiques, techniques que l’on dispense ici ou là sont en réalité, la grammaire, la syntaxe et le vocabulaire de la langue qu’ils ont toujours parlée.
