Grâce et Action

On dit souvent qu’il y a l’action et la grâce
comme deux polarités de spiritualité..

L’action serait alors la mise en mouvement initiée pour percer le voile d’illusion et s’approcher du réel. Elle correspondrait alors à la pratique au sens où nous l’entendons dans le zen.

La grâce serait l’action divine au sens le plus large possible car rien n’est plus large que Dieu.
Tout ce que l’on peut penser sur Dieu n’est jamais Dieu.
Le langage est impropre à encapsuler Dieu.
Aussi, il est impossible de parler de Dieu et ultimement, le silence est toujours la plage de sagesse à laquelle nous sommes toujours, appelé. Faut-il réconcilier ces deux pôles ?

Faut-il choisir son camp ?
N’est-ce pas uniquement dans nos discours et perceptions qu’ils sont opposés ?
Y a-t-il en réalité deux pôles ?

Si l’on élargit, (si l’on fait place pour l’Esprit )
Peut-être que tout ce que l’on entend par ‘grâce’ est action divine (comme cela m’a échappé en début d’intervention alors que je cherchais des mots pour refléter la grâce, ils se sont exprimés en prenant la forme de l’action)
Et tout ce que l’on pense être action, pratique est en réalité une grâce plus profonde, un espace que l’on se fait à soi-même, programmé depuis les strates profondes vers celles où l’on se met en mouvement, celles où la pratique s’exprime.

Toute notre mise en mouvement, nos pratiques, nos actions serait alors une grâce profonde.
Ainsi la réponse à la question : « d’où vient cette action, cette mise en mouvement, cette pratique ? »…

…Est la même que les réponses à la question de savoir d’où vient la grâce…

Et, de la même manière que l’on pourrait conclure que tout est pratique, nous pouvons désormais affirmer, comme une alternative parfaitement substituable à cette conclusion que tout est grâce.

©FJ May 2025
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