Une forme intériorisée de la pratique du jeûne consiste à cesser de consommer les connaissances extérieures. Cela peut s’observer à deux niveaux :
– Le premier est celui de l’acquisition, livresque notamment, de nouvelles connaissances ou de la réactivation d’anciennes connaissances correspondant à des données de sagesse, des pratiques spirituelles, …
-Ensuite le jeûne peut également faire observer ses bienfaits si le pratiquant cesse de convoquer les connaissances qu’il a déjà accumulées.
Il s’agit de la forme mentale que peut prendre la pratique spirituelle dès lors qu’elle s’en-robe de ses vêtements conceptuels, religieux, cultuels,
Le jeûne est alors un silence ouvrant au contact direct avec les profondeurs de notre nature.
De la même manière que l’on s’aperçoit du pouvoir de la faim lorsque nous l’entendons gronder en nous, l’on comprend tout le potentiel d’illusion que recèlent les connaissances lorsqu’elles se mettent en branle et cherchent à déverser la moiteur de la spiritualité.
Par ce jeûne intérieur, cette observation est possible.
Par le jeûne, nous voyons enfin la pratique nue.
