De la même manière que nous sommes déjà sauvés, il est possible d’envisager l’ange gardien comme la partie de nous-même déjà réalisée, une expression des strates de notre âme, de notre être, de notre conscience où règne déjà la grande sagesse.
A celles-ci nous nous adressons depuis notre être souffrant, triste et apeuré, nous demandons son secours. Il m ‘est de plus en plus difficile de considérer une différence entre l’intérieur et l’extérieur.
Ici cela signifie que cette manière que l’on propose d’envisager l’ange gardien ‘intérieur’ n’est pas exclusive et incompatible avec une manifestation (extérieure) effective de celui-ci dans nos vies.
L’extérieur est la manifestation, le reflet des mouvements intérieurs.
Et les mouvements de l’âme sont parfois permis par la représentation extérieure.
De la même manière que l’oeil s’ajuste entre un paysage lointain et la vitre devant nous, créant à chaque fois une représentation très différente de ce qui se trouve sous nos yeux, les deux visions sont vraies, en même temps.
Seul notre attention diffère. Tout comme la lumière selon ce que l’on envisage est ondulation ou particules.
S’adresser à l’Ange, prier le Saint est (aussi) regarder le miroir tendu à nos yeux de connaissance et écouter nos voix de sagesse profonde.
C’est entendre la voix de l’Ange résonner depuis notre tréfonds.
©FJ October 2025
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