Les pensées peuvent avoir un goût amer qui, si on les avale,
S’infiltre gentiment entre deux sains organes
Et distillent, et distillent leur âcre parfum sur les fidèles membranes.
Fatiguées par ce processus répété, elles laissent, en un jour comme un autre pénétrer
La fumée jusqu’au cœur du réseau.
Doucement, travailleuses discrètes,
Elles répandent leurs effluves et accélèrent le cercle
Nous poussant à penser sans pause aux futures créatrices de quotidiens douloureux.
Niyam Draw
