Trappe sauvage, ouverte sur la tanière du roman en hibernation


Parvenus à la tente de Sacha, ils partagèrent le contenu du sac de Paul, que les quelques heures passées à chanter au soleil avaient rempli.
Au feu de Sacha, Paul resta, mais ne le décida pas.
De même, il ne décida pas de ne pas prévenir la jeune femme qui l’hébergeait, parfois, quand il était tard. Il n’appellerait pas non plus ses parents qui, de leur coté, ne s’en apercevraient pas. Éventuellement, aux alentours de Noël, ils chercheraient à l’appeler pour lui glisser qu’il serait temps de travailler, qu’il se prenait pour ce qu’il n’était pas, que dans la famille ceci, dans la famille cela, puis ils lui diraient que c’est à lui d’appeler, parce que, quand même, ce sont ses parents, et que la moindre des choses…
Mais il serait injoignable. Plus loin encore que ce que pensaient ses parents ou sa fratrie enturbannée de cravates et voilée de tailleurs sombres. Plus loin, plus encore à la dérive, que ne pouvaient se l’imaginer les amis qu’ils n’avaient jamais eus.
Ensemble, d’une même voix, ils pourront tous se dire, que, dans tous les cas, c’est sa décision. Ne sachant pas qu’il habitait là où on ne décide plus.

NiDr

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