Des milliards de bulles de pensées soufflées par dessous, au gré des vents intérieurs, naissent, se détachent, puis s’envolent, et ensemble tourbillonnent.
Elles abrutissent par leur nombre et leur rythme. Elles hypnotisent par leurs beautés et leurs strates.
Elles se percutent, s’absorbent ou se succèdent, se reflètent, proches ou distantes… Leur danse semble infinie.
Elles sont faites de peurs, de défenses et de gestion quotidienne, ou sont le fruit d’un jeu sans règles.
Toutes, même les plus grosses et les plus effrayantes, les plus délicates et les plus obstinées, éclatent un jour.
Trop souvent, on ne peut voir ces bulles de pensées car nous nous laissons enfermer par l’une d’elles puis par une autre, une fois cette dernière éclatée.
Pour qui sait calmer suffisamment le vent et faire cesser les tourbillons étourdissants, il arrive même qu’entre deux bulles de pensées, ils puissent voir le ciel.
NiDr
