Fais comme l’oiseau

Tristement, si je contemple lascivement le paysage musical contemporain- sans pour autant étendre mon regard sur l’ensemble des productions de l’entertainment, tant je pressens l’ampleur de la supercherie- je ne vois que mensonges et falsifications.

De l’illusion de la profondeur sur le fond, par des paroles répétitives et stéréotypées, à la supercherie grossière des processus de production, qui couche après couche, coupe après coupe,filtre après filtre, sculptent un talent totalement artificiel.

Le produit disque est intrinsèquement illusoire puisqu’il vise à figer le fugace. Et, lorsque l’on sculpte le virevoltant colibri vulgairement sur la table, il meurt. On discute, on encense ou critique ses attributs, on parle de forêts devant un oiseau mort.

C’est aussi un grand jeu au cours duquel nous avons oublié, ou feignons de ne pas nous souvenir, que nous connaissions les règles de début de partie mais, par un obsédant processus d’ajout de  règles, d’habituation, de drilling névrotique, nous devenons acheteurs, acteurs presque innocents, d’une usine à mensonges, ivres de la machine à divertir, nauséeux de notre étourdissement. 

Quid du talent? De la maîtrise? De l’expérience artistique? Peut-on trouver ces éléments hors d’une approche authentique? 

Mais le lotus n’éclot-il pas dans la boue?

NiDr

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