Ne croassons pas tout ce qu’on (nous) dit.

(…Et ne pas oublier que le chant des sirènes du monde est un miel sonore;  crescendo il devient hurlement à faire saigner les tympans, telle une grenouille dans l’eau tiède se laisse mourir à petit feu, ne voyant pas le mercure entrer en zone létale.)

La grenouille des coussins, elle, connaît les mangeurs de cuisses grasses, elle sait où se trouve leurs terrains de chasse, et repère le bruit de leurs pas; Elle s’entraîne depuis toute petite.
Déjà, toute grenouillette, son père lui répétait:

« Celui qui n’a pas vu le fond sans fond de son âme intime, pourquoi parle-t-il?
Celui à qui il a été donné, par la grâce du non-agir, d’arpenter en homme libre les terres infinies, pourquoi parlerait-il?

Comme il faut donc être habile pour revêtir les vêtements du chaos pour montrer le chemin de la paix.  »

N’y comprenant rien, elle intégrait pourtant.

Il ajoutait alors: « sur ton lotus, ma chérie, à l’intérieur, c’est là qu’il te faut t’asseoir,  et de là, tu pourras regarder le monde. »
Sur une fleur de lotus, dans un marais sauvage, elle écoute le monde.
C’est au sein de notre marais sauvage que la fleur peut pousser.
Elle est là, depuis toujours et nous attend, 
Pendant que de marmite en marmite nous croassons.

 

Le chaos engendre le chaos. C’est là une certitude issue de sa nature. 
Le chaos du mental ne peut produire de solution. Il fermente à foison des espèces recyclées qui prolifère hors de tout contrôle. Il les nomme ‘solutions’.

La paix, la joie profonde, engendrent la paix, la joie profonde.
Y faire écho par des mots c’est délibérément la quitter.

Franck  

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