Je ne suis plus ton prisonnier

 

Quelle est l’issue du rapport conflictuel? Existe-t-il un chemin de réconciliation, qui ne passe pas par les bris de verre, les pleurs et les cris? Est-on contraint à laisser la tension entre les êtres atteindre un point extrême pour jouir d’un apaisement –par le contraste? (Donc temporaire, voué à conduire vers une nouvelle phase de conflit…)

 

Je ne suis plus ton prisonnier.
Tes cris ne m’affectent plus.
Hurle, hurle, jusqu’à briser les vitres….

…Jusqu’à entendre enfin le silence patient.

Je souris triste en te voyant.
Je souris de la joie d’être libre, infini
Je suis triste pour toi, tout au fond du cachot.

Sens-tu qu’en moi les choses bougent, les mondes s’ouvrent?
il y a tant de place que je peux t’accueillir et te guider?



Et j’ai été, des nuits, des années, englué aux filets.
Et pris au piège sans qu’on ne m’ait jamais vraiment attrapé.
Nous étions tous les deux prisonniers de nous-mêmes,
De notre regard, de nos peurs et nos désirs,
Aujourd’hui libre, je n’ai plus de raisons de fuir.

Je ne peux rien pour toi. Je peux te libérer.
Me laissant regarder, heureux, libre et léger
Le cachot est un choix, inconscient, douloureux.

Et si tu tends le bras doucement, au delà
De ce que tu pensais être le mur de pierre
Dans tes doigts soufflera un vent neuf, éternel
Présent depuis toujours, reliant terre et ciel.

NiDr

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