La Tasse Pleine et le Thé Chaud. Variation triste sur un conte zen.

Conte zen:

Nan-in, un maître Japonais, reçut un jour un professeur d’université curieux de ce qu’était le Zen. Il lui servit le thé.
Lorsque la tasse fut pleine, il continua de verser.
Le professeur, interloqué, regarda le thé déborder et le liquide se répandre. Puis, irrité, il dit:
-« Elle est pleine! Arrêtez! »
-« Comme cette tasse, dit Nan-in, vous êtes rempli de vos propres opinions
Comment pourrais-je vous montrer le Zen?

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Quand le dernier arbre sera tombé, les hommes mangeront les billets de banques.
(Chef Indien)

Quand la dernière note se sera tue, les petits d’hommes s’endormiront au son du marteau piqueur.

Harmoniques:

 
La musique disparaît quand le silence s’éteint
Comme les espèces s’éteignent quand la forêt disparaît.

Quand le bruit saccadé pénètre les maisons, 
Où siégerait alors la douceur du son?
Quand l’homme au bulldozer déracine les bois, 
Où la biche peut-elle encore mettre bas?

Et la guitare attend, posée contre le mur.
L’oiseau guette une branche où reposer ses ailes.
Et le thé refroidit, pendant que l’on se gausse.

Quand l’air est empli de chaos, 
L’harmonie ne peut plus se poser.

Elle hiberne, blottie dans un cœur vaste, 
Espérant que le jour se fasse,

Où une âme en silence apparaisse
Avant qu’elle-même ne meurt.

Franck

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