Une Foi Suffit

Le comportement usuel, ce que je m’autorise, est en grande partie bordé par la peur :
Observons notre comportement intérieur lorsque nous nous refusons quelque chose, lorsque nous déclinons une proposition, laissons volontairement passer une opportunité, ou lorsque se brident en nous les cordages de la liberté.

Le vent souffle. Les voiles commencent à se gonfler,
Et dans nos mains la corde serrée nous blesse.
C’est le vent de la joie qui souffle.
Il n’y a pas de navire à préserver, de toute façon.
Cette crispation, c’est la peur.

Elle prend souvent le visage du manque de confiance, de l’absence de foi :

-Dans mes ressources
-Dans le déroulement du monde.
-Et dans la créativité qui permet l’adéquation entre les deux.

Ainsi, n’écoutons plus celui qui craint.
Il étouffe le monde et le rend aux autres étouffant.
Celui-là est dans notre entourage, bien sûr, parfois au cœur de nos familles, entre les murs de nos entreprises.
Mais il est surtout en nous.
Il est la force qui refuse d’embrasser le vent du changement.

Reconnaître l’impermanence de tout, parfois ne suffit pas. Cela peut même être un frein à l’écoute du vent de liberté. Quelques épis taquinés par un courant d’air, et le voilà qui pense entendre résonner les îles lointaines, quand il n’a pas quitté le rivage de béton.

Il est celui qui parle aux autres du son de la mer, convaincu que le vague écho du coquillage à l’oreille suffit à le connaître.

C’est l’élan vers soi-même qui est parfois ainsi coupé.
Cet élan n’est pas différent de celui qui nous pousse vers les autres.
En comprenant, en ressentant les élans de ma liberté et en voyant les fenêtres se fermer sous les poings de la peur,
Je deviens plus à même de comprendre ce qui coupe le souffle vers l’autre.
Le premier soin que l’on puisse apporter consiste à ouvrir en soi l’espace que la peur vient remplir.
Par la méditation (familiarisation), par l’aiguisement de nos capacités à nous lire.

Le sourire aimant que l’on apprend à se porter élargit déjà les commissures de nos cœurs.

Plus profond, plus vivant,
Là où la peur ne peut s’ancrer,
Où les ruisseaux joyeux
s’inventent toujours un chemin,
Écoutons le bruit de l’eau.
Depuis le fond du canyon,
Il rit à gorges déployées.

Ainsi, il n’y à rien à s’autoriser, ni à s’interdire,
Il n’y a qu’à changer l’étage de notre perspective,
à apprécier la vie depuis la vie même.

Franck

 

Copyright : FJ Aug 2016

5 commentaires

  1. Je découvre ton blog et j’avoue qu’il me séduit ! Ce cocktail qui mélange profondeur et très belle écriture m’emporte…ah la peur, source inépuisable de confusion, de violence et d’incompréhension. Oui, la méditation est une vraie réponse. Merci de ton partage.

    Aimé par 2 personnes

    1. Merci beaucoup..ton message me fait très plaisir…
      Je ne connais pas encore ton blog mais m’y abonne de ce pas pour le découvrir!
      N’hésite pas à fouiner sur le mien, il y a plus de 450 articles…souvent très différents.
      A bientôt,
      Au plaisir d’échanger de nouveau,
      Franck

      J'aime

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