Les mots tombent et percutent la couche de papier.
Des lors, ils incarnent celui qui les a nourris jusqu’à cet instant.
Il leur est impossible de ne pas porter en eux des restes, des bribes, des guenilles qui s’agrègent en wagons lettres alors qu’ils quittent la Gare du Mental.
Le monde croule déjà sous ces détritus de pensées. Des colorées, des pourries, des jolies, des acides, des nuageuses…toujours des restes et des miettes qui ne disent pas grand chose de la réalité du festin qui a lieu.
Finalement, tous ces mots pourraient très bien être des bouts de n’importe quoi.
Méditer comme on passe le balai.
Doucement, humblement, en mouvement.
Et le silence en amont,
Où les mots ne fermentent plus,
Pourrait-il enfin suffire
A faire une préface ?
Franck
photo: F.J. Use with permission only (niyamdraw@gmail.com)

Oui très bien préfacé la face de l’esprit sans visage malgré tout méditer comme on passe le balai j’en suis:) merci Franck d’emplumer le jour de beaux restes.
J’aimeAimé par 1 personne
Oh le balai, c’est ma grande passion ! Nettoyer inefficacement et sans bruit…
Le mushotoku du ménage.
Comme le pêcheur malicieux qui ne met pas d’hameçon.
tranquillité garantie à bas prix.
J’emplume beaucoup ces temps-ci. Je dois garder des munitions pour les migrations à venir au risque de rester à quai…. Faudrait que je pense à me taire.
Merci Hélène pour votre message enjoué, à très bientôt j’espère.
Franck
J’aimeJ’aime