La Merveilleuse Histoire du Pipi qui Déborde…

Voici en fait l’histoire du rêve qui coule dans le réel…
…à moins que ce ne soit le réel (ou le non-rêve) qui bave dans le rêve. Voyons ce qu’il en est.

Tout commença par une situation, certes fort banale, mais que quelques années de sérénité durement gagnées avaient mise à distance :
Contexte horaire, essentiel pour ressentir l’acuité de la scène :
4.00 du matin



-« Papa ! Papa !
-mhhh
-J’ai fait pipi dans mon lit ! »

Lever douloureux, les tempes qui claquent et les muscles qui hurlent à l’infamie
Après quelques ajustements de circonstances (douche intégrale — oui c’est un vrai gros gros pipi, pas les deux gouttes qui affolent –, enlèvement des housses, des coussins, des peluches, aménagement d’urgence pour la fin de nuit…

Reste une remarque qui interpelle, alors que l’enfant se rallonge pour un court instant :
-« je rêvais que je faisais pipi et j’ai vraiment fait pipi. »

Ici, c’est le rêve qui bave sur le vraiment, ou comme suggéré plus haut, le réel se fait si fort, si pressant, qu’il déborde dans le rêve.
On pourrait dire alors que le réel savait où chercher la conscience de l’enfant (dans le royaume des rêves) pour que se satisfasse le besoin urgent de l’enfant.

Auquel cas, il y avait une conscience du réel indépendante de la conscience de l »enfant (mais ce n’est pas vraiment cela la question). ou une conscience élargie de l’enfant qui sait aller solliciter les infra niveaux, ou encore une conscience-repère, un conscience-méridien de référence qui organise l’ensemble des fonctionnements des multiples autres niveaux, notamment ceux impliqués dans le sommeil.
Ce qui retient mon attention est que, chez l’enfant qui rêve qu’il urine, puis/et urine vraiment, s’exécute simultanément deux méridiens.
Deux niveaux de conscience s’activent conjointement.
L’un au service de l’autre.
Le rêve au service du non-rêve,
Ce sont bien ici deux notes dans l’harmonie de conscience qui sont jouées ensemble.

Les harmoniques, nous le savons, sont infinies. Combien de notes peuvent ainsi être jouées ?
La profondeur de  l’accord, le déroulé des arpèges et les nappes  connaissent-ils une fin ?

Franck Joseph

 

PS: Développement inattendu :
Rêve ou non rêve, qui déborde sur l’autre… tout cela est finalement sans aucune importance au regard de la conscience-mère qui, au petit matin et pour quelques doux moments a permis au père de réchauffer son fils contre lui.

©FJ Jan 2019
Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS

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