La Part Belle

Y aurait il quelqu’un pour me dire ou me montrer dans quel repli, sur la grande nappe de conscience je me suis encore laissé enfermé ?
Dans la houle de cette vague inutile, je tournoie jusqu’au matin. Jamais elle ne semble vouloir me déposer sur un rivage de sommeil.

Comment retendre la nappe, comme on secoue à deux le drap en une onde réparatrice avant de le laisser reposer bien plié ?

Cette nappe est moi-même, je peux voir
Les ressacs de mon corps
Abîmé contre les rebords du pli
Quelle idée aurais-je, si j’y étais vraiment enfermé ?
La part belle est celle qui peut voir l’enfermement de l’autre,
Juste là, en dessous
.

A l’instant où je la sens, les replis n’ont plus d’importance,

Ni la quête éperdue d’une main qui retend.
Le point de fixation n’est plus qu’un point neutre.

Puis il devient un point animé du regard qui libère.

Franck Joseph
©FJ Oct 2020 All rights reserved.
Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS
Soutien et Participation

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s