Vol Intérieur

Quand j’embrasse l’immense terrain de la conscience,

J’y vois les parcelles de souffrance indicible…
L’herbe et quelques végétaux restent sombres et chétifs.
La peur domine encore les terres dures et croûteuses.
Où l’eau des larmes peine à s’infiltrer.

En ce vol intérieur, je devine l’illusion des frontières.
Je sais, je sens que les limites des parcelles sont placées par l’esprit d’a posteriori,
Les racines plongeantes des arbres touffus qui garnissent les champs de grand bonheur
Souvent alimentent les frêles radicules, figées par la crainte.

Dans le secret de l’antichambre des mondes, les parcelles adjacentes,
Les parcelles lointaines aux liens insoupçonnables,
Souvent incluses dans la danse vivante, leurs soeurs pétrifiées.
Et l’organisme-conscience peut croître et s’assainir.
Et, quand les parcelles de souffrance viendront à leur tour fournir
Les éléments de croissance aux terres stériles que toi aussi tu as abandonnées.
Je saurais que les fleurs y ont poussé, que les arbustes étonnés accueilleront
Dans leur branches nouvelles et dans une délicatesse d’or,

Les pattes ravies des oiseaux de liberté.

Franck Joseph
©FJ January 2020 – All Rights Reserved

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