Aujourd’hui, j’ai rangé le Bouddha,
La statuette me semblait de trop.
Elle me dérangeait.
Son absence me manquait.
Pour le pratiquant peu aguerri, le Bouddha de plâtre, de pierre ou de marbre est une bouée. Il maintient la tête hors de l’eau, l’empêche de se noyer sous les flots de l’expérience.
Et elle peut être brutale.
Quiconque s’est assis au-delà des plages d’apparence et de curiosité a connu les assauts de vagues du large.
Elles claquent au visage et nous roulent contre le sable du fond marin, nous mélange aux poussières et menacent de nous broyer.
La bouée du Bouddha sait nous retenir, nous rappeler à la surface.
Comme un bouée cependant, elle maintient le plongeur explorateur en eaux de surface : il doit savoir couper alors la corde qui le lie aux statues,
–les représentations extérieures, le hissent en dehors de ses eaux profondes. Il doit savoir les éloigner.
Si tu vois le Bouddha de pierre, prie-le et mille fois il te sauvera.
Si tu vois le Bouddha, laisse-le, car à chaque fois, il te perdra.

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