Dans un immeuble, chaque appartement, même s’il est dépendant de la structure d’ensemble pour son approvisionnement en eau, gaz, electricité, fonctionne pourtant de manière autonome.
Il n’est pas essentiel que les unités communiquent entre elles, chacune son milieu professionnel, son registre, de langage, sa langue, chacune un nombre d’enfant, chaque enfant son caractère, chaque appartement relève d’un rythme de vie qui lui est propre.
Certains appartements sont allumés, d’autres éteints.
A certains âges, rien ne semble se passer,
A d’autres, toutes lumières scintillantes peuvent donner l’illusion qu’au contraire, beaucoup de choses se passent
L’immeuble est la conscience,
Un immeuble aux mille étages,
Un arbre, un navire, une ville, un pays,
Une planète, l’ensemble des vivants,
En moi, à chaque instant.
En posture, les compréhensions s’agencent en mouvements tectoniques, infimes et brutaux,
Infinis et merveilleux,
Brutaux et invisibles,
Les strates de conscience s’alignent.
Dans la multitude de leurs axes,
Sous mon œil,
Tour à tour ébahi, hagard, stupéfait, endormi.
©FJ Jan 23

🖤
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