Couloirs De Conscience

La méditation met en branle le processus de circulation d’air dans les couloirs de conscience.
Parfois un souffle faramineux déferle sans prévenir depuis l’autre bout du couloir, des couloirs, des réseaux de couloirs,
Il arrache ouvertes toutes les portes sur son passage.
Qu’est ce qui produit ce souffle, qu’a fait le méditant pour mériter une telle sauvagerie énergétique ?
Tout cela, je ne le sais pas vraiment.

D’autres fois, plus souvent, le vent commence à s’agiter avec les jambes qui se croisent et les épaules qui s’alignent, quelques brises, un courant d’air…
Parfois, de franches rafales.

Les portes, les dizaines, les centaines de portes commencent à s’entrebailler et les jeux d’appels d’air ariment en concert les unes et les autres
La probabilité d’ouvertures synchrone s’accroissent avec les heures de pratique.
En cela, s’asseoir, plus souvent, c’est mettre les chance de son côté et c’est tout.

S’asseoir simplement,
Regarder les portes,
Qui s’entrouvrent
Et se referment.

L’espace d’un instant, le vent les aura agencées de telle sorte qu’elles se verront toutes entrouvertes en même temps, laissant passe d’ici à là, un rayon de lumière.
Le souffle lointain viendra gratter au front du méditant.
Et tapoter au bois de la dernière porte, l’entrebailler, peut-être,

Qui peut vraiment le dire ?

©ndraw@protonmail.com Jan 2023
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