Nous sommes parfois contraints afin de rejoindre l’île de nos âmes, de prendre plusieurs bateaux.
Le Zen est le dernier bateau.
Je ne suis pas là pour reprendre un navire, chargé de vivres et de denrées pour ensuite rejoindre le canot du Zen, et tout jeter, n’embarquer que les quelques vivres qui m’amèneront à l’Île
Assoiffés, affamés,
Beaucoup se signalent au gros navire qui les croisent, ils agitent les bras, poussent des hurlements,
Les marins, pris de compassion, alors, le hissent et le nourrissent.
Arrivés au port, l’homme se vêtit, s’active et s’entoure, il construit…
Jusqu’au jour où, lassé, il embarque pour l’île de son âme sur un rafiot qui l’abandonnera en milieu d’océan et charge quelques vivres dans un canot esseulé.
Le Zen est le dernier canot.
Mais ce n’est pas pour cela qu’il nous mène jusqu’à l’Île de l’Âme.
Cette île ne peut être vue des rafiots, des cargos, des navires affairés,
Sa vue se brouille au bruit des moteurs.
Elle est parfois juste derrière,
Le sillage qu’ils laissent en nous croisant,
L’homme apprend.
Le Zen n’est pas un navire particulier,
Il est le navire direct, petit, simple.
Chaque cargo des traditions a, suspendu à sa coque, ou caché dans quelque soute, un vieux canot de Zen, prêt à sauter à la mer, avec l’homme à bord.
Il y a aussi un gros cargo-Zen, dans celui-ci, le canot est encore plus caché.
Souvent, même, le capitaine en a oublié l’existence.
Articles complémentaires :
« If I Could Not Breathe Zen… »
Je dis quoi quand je dis ‘Zen’ ?
Franck – July 2023
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