En psychologie, dans nos relations quotidiennes, la phrase qui blesse,
L’expression qui fustige, l’absence de réponse aux appels à l’attention,
Relèvent de la maltraitance.
Cette maltraitance a toujours le premier mot. Elle fuse avant tout le reste.
Cette maltraitance usuelle que l’on regrette, que l’on aurait pas dû,
que l’on aurait aimé ne pas, et que pourtant l’on a
envoyé à la figure de l’autre,
bien souvent, le plus petit, le plus vulnérable qui soit.
Celui qui prend notre trop plein d’énergie négative accumulée par un plus fort, un plus grand, que nous qui s’est déchargé en amont de notre propre effusion de maltraitance.
Parfois « le plus fort » est le monde, le contexte, l’autre de nos frustrations, ou encore notre monde intérieur.
Je remarque qu’en habitant la conscience, dans ces moments de maltraitance, même a posteriori, comme je le fais aujourd’hui, alors que j’écris ceci, j’oeuvre déjà à éloigner la graine de maltraitance de la situation où elle aurait pu germer.
Elle perd alors son énergie et se disloque très rapidement. Il suffit de trois fois rien : un millimètre entre deux fils (la phrase qui semble se charger et le contexte …) et le courant destructeur ne passe plus.
Ce même phénomène d’espace retrouvé est possible lorsque je apprête à la recevoir. Je peux, par la conscience, dérober mon champ intérieur aux semences du patron, des collègues, de l’inconnu, de mon épouse, du contexte.
Etre libre de la violence des autres.
©FJ Nov2023 (texte et photo)
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