J’ai longtemps cru que le vieillissement était une souffrance, une gifle donnée par la vie en rafales incessantes.
Longtemps cru que celui qui se laissait happer dans ce retour de vague manquait l’ardeur pour se cramponner aux sables du rivage.
Stupéfait, je découvre ce soir qu’il n’en est rien. Comme une chute inattendue à une blague jusqu’alors convenue.
J’avais totalement occulté — de l’extérieur, cela m’était inaccessible — la dés-appropriation du corps vieillissant, je sens de plus en plus que si ce corps est le mien, ce corps n’est pas moi. Aussi, s’il se colore avec le temps qui passe, ce n’est pas si triste que j’ai pu le penser.

Ce corps vieillissant c’est aussi une partie de nous, l’accepter comme et tel qu’il est, l’aimer, en prendre soin. Nous ne sommes pas que cette enveloppe nous sommes bien plus que cela. Nous rayonnons à l’intérieur, en profondeur, notre esprit reste jeune et nous le remercions, ce corps, de nous avoir mené jusque là et que ce n’est pas fini sdv 🙂
J’aimeAimé par 2 personnes
Bonjour Thomas…oui, nous sommes, en profondeur, bien plus que cela…
Et comme tu le dis, aussi cela.
Négliger le corps est une erreur,
Glorifier le ‘sac de peau’ en est une autre.
Cela m’est apparu très clairement il y a quelques jours.
J’aimeAimé par 1 personne
Et quel serait ta manière de l’appréhender désormais si je peux te poser la question ? Ton état d’esprit ?
J’aimeAimé par 1 personne
ainsi,
peut être,
ce matin,
du moins,
….ce corps comme moyen …et fin.
Comme véhicule et comme portail,
C’est à dire lui même porteur d’enseignements aptes à le transcender.
Ce corps, cadre et outil, salle et sujet
d’observation…
c’est, comme tu le dis, mon « état d’esprit » de ce matin…
vois tu les choses différemment ?
J’aimeAimé par 1 personne
Je rejoins ton état d’esprit.
Je vois le corps comme une incroyable invention de Dieu, comme un incroyable instrument qui permet de nous véhiculer physiquement, spirituellement, intellectuellement.
Une enveloppe forte et fragile à la fois, qui peut supporter une charge physique et mentale insoupçonnée mais qui peut s’effondrer sans que nous en ayons la maitrise.
Un matériau qui ne tient qu’à nous de le rendre noble et sain qui nous maintient en vie.
Je ne dirai pas un fin par contre, je pense que c’est un moyen de locomotion intermédiaire qui nous mène vers un ailleurs, autre chose, un recommencement, une naissance ou renaissance… nous ne sommes finalement que transition et dans cette transition, nous respirons, nous vivons…
Nous pouvons aussi l’aimer, l’admirer, il ne reflète finalement un peu ce que nous sommes intérieurement, une part de cet infini intérieur.
J’aimeAimé par 1 personne
Oui…J’entendais ‘fin’ comme ‘ouverture’ vers un approfondissement / possibilité de transcender le ‘fini’.
C’est très beau, et j’y souscris de plus en plus, …ce reflet entre l’intérieur et l’extérieur.
non pas de manière grossière (même si, parfois, les traits, la morphologie…) mais de façon subtile : ce qui se dit au travers de ce qui se voit, sans se dire, ni se voir vraiment (un scintillement au fond du regard, une courbe lumineuse dans un geste anodin…
J’aimeAimé par 1 personne
J’adhère totalement à ton état d’esprit.
Merci à toi pour cette réflexion matinale.
Passe une belle journée et un bon début de semaine. 🙂☀️
J’aimeAimé par 1 personne
Merci à toi pour ce partage,
bonne journée, Thomas
J’aimeAimé par 1 personne
Merci, également 🙏🙂
J’aimeAimé par 1 personne