Alors que les premiers assauts du vieillissement sont encores timides, presque questionables,
Le trentenaire les évince comme on refuse une marche, un sentiment de mouche qui tourne autour de notre visage, alors que nous sommes occupés à regarder ailleurs.
Les assauts gagnent profondément en vigueur et le quarantenaire, déjà, peine à les éviter. Ses haussements d’épaules ne suffisent plus. Il se re-dynamise et tente d’incarner le trentenaire qu’il était afin d’envoyer le vieillissement jouer toujours plus loin encore quelques temps.
S’il arrive encore parfois qu’il parvient à l’effrayer un peu, à le faire reculer d’un pas, les tentatives contre-stratégiques sont de moins en moins impactantes et lui coûtent une énergie toujours croissante.
D’ici 20 ans, 30 ans… j’imagine qu’il ne luttera même plus.
Qu’est-ce alors que le vieillissement et où se situe-t-il ?
Sont-ce les assauts qui gagnent en vigueur, ou la force de lutter qui s’amenuise ?
