Le Seuil Du ‘Sabbat Pour L’Homme’

Jésus : ‘ Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ».

Il est possible de lire dans ces paroles un enseignement similaire à celui tenu dans le zen :
la barque sert à traverser le fleuve.
Il n’est pas utile de la porter sur son dos dès lors que nous sommes parvenus sur l’autre rive.
Les rituels n’ont de sens que s’ils participent à conduire le pratiquant au delà/ au travers du monde et de lui-même.
A partir du moment où le rituel, la croyance, la pratique, récitation se dresse entre l’homme et le centre, il est habile de s’en extraire.

Jesus le dit : lorsque David a eu faim, il est entré dans le temple par un jour de Sabbat et a consommé le pain consacré.

Derrière le Sabbat, pour lequel Jésus nous apprend qu’il est « fait pour l’homme » se tiennent aussi les croyances, les représentations des traditions que nous traversons. Parvenus à certain degré, elles peuvent nous retenir sur le chemin, nous alourdir, pour peu que nous les lestions de nos crispations.
Ces crispations sont d’ailleurs symptomatiques d’un blocage sur le chemin.

L’accompagnant, est alors nécessaire pour aider l’homme à déserrer les poings et les mâchoires, à confronter, accueillir l’attachement aux étais de ces croyances,
La qualité du maître se notera dans son aptitude à jauger si le croyant est mûr pour ce délestage, s’il a franchi le seuil de : « le Sabbat est fait pour l’homme »,
Le niveau d’utilité de ces croyances et rituels sur le chemin de l’homme en question.
Les ôter trop hâtivement, il risque de ne plus être apte à poursuivre.
Ne pas les ôter quand elles le freinent, il s’enfermera dans une zone de dessèchement.

L’accompagnant peut aussi savamment les tenir à disposition afin de les présenter lorsque le pratiquant flanchera comme un père apprend le vélo à 2 roues à son plus jeune enfant : l’encadrant de ses mains sans le toucher, et toujours prêt à le rattraper s’il perd l’équilibre.

©FJ April 2024
Recueils / Participation/
Groupe De Pratique

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