Ce soir, en silence,
tous assis dans nos maisons,
nouste remercions.
D’avoir fait de nous ce que nous sommes,
D’avoir été la personne que tu as été,
De nous avoir, ensemble et chacun, remis au monde
Tous ayant recueilli tes sourires, tes silences, tes mots,
tes regards qui perçaient au travers
ta confiance
tu as su voiren chacun ce que nous pouvions être
et voir en moi ce que je ne voyais pas.
Tuy ascru tellement qu’emporté par le souffle de ton esprit,
j’ai fini apr y croire aussi.
Tu nousa déposé au bord de la rivière,
assis dans un radeau que tu as fabriqué,
pour chacun d’entre nous.
Je ne réalisais pas alors, tout attiré par l’eau, et questionnant les remous,
Je ne réalisais pas qu’alors que tu donnais l’impulsion pour nous envoyer au loin,
Tu restais sur le bord et moi je m’éloignais.
Tu y ascru tellement et me voilà aujourd’hui
seul capitaine du radeau sans tes regards, tes mots inspirants,
sans tes silences aimant, sansles espaces de tes fulgurances
seul assis sur un coussin,
Et toi qui disparais…
La brume, déjà,
S’était glissé entre nous
Dans la direction du dojo,
fait de bric et de croc,
Je devinais encore ta silhouette.
Aujourd’hui, le dojo n’est plus et toi,
tu as quitté la berge.
Depuis, la brume s’est dissipée,
Toi, tu me connaissais, qui d’autre ? Je ne sais.
Enun coup d’œil, tu m’asconnu,
J’imagine qu’aujourd’hui que tu n’es plus retenu,
tu te ries bien de nos embarcations,
J’imagine que tu penses encore mieux nous aider.
Sans la brume de maladie,
Sans les bords de rivières,
Sous les limites des cartes d’ici bas.
J’imagine que le dojo de bric et de broc
n’est plus où il était, mais partout à la fois,
Que tu nousy accueilles et nousportes, tous, à bout de bras,
qu’ensilence, tes sourires, tes regards nous consolent
et nousguident encore mieux qu’autre fois.
