Chaque jour, des centaines de fois, tu manques l’occasion d’habiter le temps, de te fondre, dans le geste, le souffle, d’écouter, de voir, de sentir, de toucher, goûter, pleinement.
Ces occasions sont nombreuses et leur objet sans trop d’importance.
Chaque jour, pourtant, des centaines de fois, tu manques l’existence.
A longueur de journée, alors, où habites tu ?
Dans l’antichambre de l’existence.
Tu attends d’exister.
Chaque jour, des centaines de fois par jour, l’occasion se présente à toi d’exister enfin.
