A Mille Lieues

Je réalise que si je ne trouvais pas Dieu, c’est que je le cherchais où il ne se trouvait pas. Je le cherchais dans les concepts, les livres, les récits,
Et j’y étais tant absorbé que ne je pouvais le voir où il se trouvait,
Non pas en mémoire, en esquisse, ou en réminiscence,
mais en direct, juste là,
Par la joie et le calme où baigne mon cœur au milieu de la nuit,
Par le souffle chaud qui règne aux mille lieues de la nuit

tandis que j’écoutais résonner son nom.
Dieu parle, sans média, il infuse de sa présence le palais intérieur

ainsi imprégné de l’effluve divine, je réalise que ce que l’on trouve au dehors du palais,
est d’une nature tellement diluée, dé-naturée, qu’elle en est insipide et ne peut combler l’âme.

©FJ July 2025
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