Un nouveau type de protocole, de ‘process’ comme on dit, tend à se répandre dans les organisations et à se décliner de manière tristement non créative et assez peu subtile…
Ce protocole consiste à produire un récit d’une difficulté rencontrée pour y apposer une solution…(au niveau d’un enseignant, d’une école, d’un service en entreprise, d’un avancement de projet,…)
..Et je me dis qu’il y a un parallèle féroce avec ce que la pratique de la confession d’antan peut avoir de plus malsain : forcer le ‘confessant’ à relater un péché (aussi mineur ou artificiel soit-il …) simplement pour mettre en face une pénitence réparatrice. L’enjeu (si l’on s’en tient au niveau psychologique humain, bien sûr) est d’asseoir une autorité, de programmer une déférence envers l’institution et ceux qui la représentent.
Il en va de même dans ces nouveaux protocoles de flagellation à la sauce bienveillance : une auto-programmation en vue de maintenir la légitimité de l’œil extérieur dans sa tâche de garant de notre propre légitimité à faire ce que l’on a toujours fait.
Un peu comme on se signe une autorisation de sortie à soi-même …
Franck,
Sept 2026
Envoyé à partir d’Outlook
