Un seul verre de vin : la différence est frappante.
J’ai le sentiment d’être une guitare désaccordée, inapte à résonner, avec une certaine jouissance passive pour ce statut d’inutilisabilité.
L’alcool pèse sur les âmes.
Il cloue la conscience sur terre
Plus bas que terre
Prison d’éthanol qui se dresse autour de nous.
Les nuits sont pauvres et les courants asséchés.
L’alcool est une marche lourde, lente,
Laborieuse dans un canyon-prison,
Un paysage répétitif, infini déroulé des mêmes espaces auto-générés où l’âme se piège,
Au mieux, elle s’y ennuie infiniment,
de verre en verre,
de nuit en nuit.
