Sauvage et Libre. Dans l’Espace la Conscience

La colère aliène. De ses manifestations restent des profondes cicatrices comportementales. A chaque rafle de la colère, elles s’enfoncent plus profondément en sillons d’isolement. Ce n’est pas chose aisée que de s’enfuir de son joug. Il est plus facile de glisser toujours plus bas, toujours plus vite, de colère en colère, et de se laisser griser par le pouvoir de contrôle qu’elle donne.

Mais le tempétueux n’est pas libre, il n’a pas de personnalité. Il est simplement objet.

Et quand les cow-boys de la colère débarquent, cherchant de nouvelles têtes pour élargir le troupeau des serviteurs à quatre pattes, leur lassos attrapent toujours le plus épais des pur-sang, celui qui justifie la présence des cordes et des scelles.

Car la colère est toujours conséquence. De la même manière qu’une pierre ne se met pas à rouler seule si la patte de l’animal ne la lance, et que la feuille ne s’envole que poussée par le vent, ainsi la colère suit un mouvement initié par l’extérieur.

Soit l’on se met à fouetter avec les cordes qu’un autre à utilisées, propulsés par la colère d’un autre, soit, moins directement, les colères naissent d’une interprétation ultra rapide d’une scène alentour.

Dans les deux cas, c’est bien la distance que mettra le cheval agile, celui qui, plus apte par nature, ou plus appris, ayant été attrapé puis s’étant échappé, qui laissera tomber bêtement les fouets et lassos.

Un jour ce cheval regardera leurs cordes folles tomber au loin, et sourira.

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