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La colère contre l’autre est aussi une colère contre soi. Celle-ci est provoquée par la frustration de ne pas constater dans le réel une superposition avec un réel fantasmé.

Pour anéantir cette colère à la source, il faut constater le ridicule de la frustration qui la fait naître. Et pour rire de ce ridicule il faut se voir comparer quelque chose avec un irréel total, qui n’a aucune existence, puisque la situation, tout qu’elle est, mais aussi rien que ce qu’elle est.

Le processus est le même que lorsque je me vois admirer des femmes de magazines. Je les compare avec les femmes que je vois. De là nait la frustration (d’autant plus importante, que, même si l’une de ces femmes avait la plastique de leurs corollaires de papier, la simple prise de parole d’une d’entre elle suffirait à anéantir la superposition que mon esprit se sera empressé de faire…et amplifier d’autant la frustration du décalage). Ces femmes bi-dimensionnelles ne renvoient à rien, ni à personne. Autant décider de ne se satisfaire que lorsque l’on aura rencontré une licorne à trois pattes. Cela présente le luxe de ne pas avoir à connaître le réel. D’ailleurs, si ce comportement est si largement répandu, en épaisseur (intensité) et en surface (concerne tous les phénomènes), il doit comporter bien d’autres avantages qu’il me reste à ce jour à éclaircir.

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