« Devenir calme » n’a pas vraiment de sens puisque cette injonction laisse supposer un aspect mécanique– type: appuie ici et tu seras calme– et un changement d’état– passer d’un état sans calme à un état de calme.
Or il n’y a pas de bouton simple sur lequel appuyer pour devenir calme. Pas d’interrupteur à activer pour faire apparaitre cet état. C’est la conscience qui sera injecter dans l’appréciation (neutre) du moment, qui, comme un effet secondaire, contribuera à faire doucement jaillir le calme.
Puis, l’idée de faire disparaître un statut de fébrilité pour lui substituer un statut fait de calme est aussi saugrenu. On ne devient pas calme comme l’on quitte la cuisine pour passer au salon.
« Retrouver son calme » est plus approprié lorsqu’il convient de décrire le processus de relaxation. En réalité, le calme n’a jamais disparu. Du fond de notre être, il diffuse en permanence son apaisante et subtile fréquence. Celle ci est pourtant brouillée pas une myriade d’émissions parasitaires de surface. Nous choisissons, plus ou moins consciemment, de surfer ces ondes secondaires, polluées et frénétiques.
Du haut de notre ignorance, ce choix sert certainement une mauvaise stratégie court-termiste: Remplir le vide existentiel ? Se sentir exister? Occulter les profondeurs angoissantes?
C’est pourtant la conscience qui est en charge du choix des programmes. Et ce n’est qu’un fois qu’elle amène la fréquence des profondeurs à nos oreilles que nous devenons « conscients » de la fatigue engendrée par les perpétuels remous de surface.
NrDr

Rester calme est peut être un des meilleurs outils pour rester soi même…
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