Un Monstre, une Femme Triste

L’angoisse est un monstre affamé. 
Celui qui croise son chemin alors qu’il est en train de se délecter goulûment de quelque met obsessionnel sera alors amené à penser que le monstre raffole de ce plat précisément. 
Celui qui sera passé, puis repassé maintes fois devant la bête dévorante saura qu’à chaque observation lointaine, il la verra se repaître d’un plat différent avec la même ferveur.
Ce qu’il mange importe peu,  pourvu qu’il engloutisse, encore et toujours.
Tous les supports de l’angoisse revêtent ainsi la même robe illusoire,  toutes nous font croire que nous sommes l’élu.

Femme de petite vertu,  l’angoisse est une pensée plus qu’aguicheuse….non pas aimante mais aimantée.
C’est aussi une personne triste,  prisonnière de ses choix, de ses habitudes.
Une fois cela observé,  il devient difficile de ne pas voir au travers du rideau : l’angoisse à besoin de nous pour sa survie . Nous n’avons pas besoin d’elle.

NiDr

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