Doucement Jaillir

Et alors que je marchais lentement sans rien attendre, ni rien subir,
je constatais que ce que j’avais jusqu’à cet instant pensé
immuable, constitutif, irrémédiablement collé…
s’était effrité et déjà filait derrière moi.

« Comme une peau », avait un jour dit le maître.
Si fine qu’elle en était devenue invisible. Si familière qu’elle était restée inconnue, jusqu’à cet instant, où elle ne m’appartenait plus.

Le mélange, la texture, le goût de l’énergie qui circule en moi avait changé.
Elle devenait douce et malgré moi, lentement, profondément, simplement, elle jaillissait.

Comme l’enfant en gestation. Je l’avais pressentie, et je languissais de voir l’inconnue salvatrice. Elle devait voir le jour,
Il était temps que la douceur crie, que la vie coule à nouveau.

Transitions douloureuses, impatientes, cachées.
Tunnels alambiqués, obscures caves,
Où se tapit la lumière,
Confiante, elle pousse, et repousse
Les ombres.

Franck Joseph

 


©FJ oct 2017

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