La peur de l’autre,
La peur d’être,
De se montrer
Et de le voir.
Alors,
Faire semblant,
De le voir,
De se montrer.
Le regarder très peu,
Le regarder de biais,
Se présenter masqué,
Drapé dans l’apparence.
L’idéal, pour se cacher
Est de s’entourer de ceux
Que la même peur habite.
D’un commun accord, nous demeurerons dans la mascarade et ne communiquerons jamais autrement que par échange de peurs, ou sous nos draps, peut-être, de manière explosive, erratique, mutée, mutique, incompréhensible à qui observe sans connaître les jeux de plis et de replis des peurs.
Celui qui parle la langue des peurs opposera tendresse obstinée et sourire patient.
Un jour, sans prévenir,
On réalisera que l’on est nu,
Qu’on l’a toujours été,
Qu’on le sera toujours…
….Quand bien même on redoublerait l’épaisseur de nos draps.
Il y a une ironie — en surface seulement — à se cacher ainsi:
Nous errons en fantômes, honteux d’être fragiles, et d’être délicats.
Et pour cacher notre richesse infinie, nous nous mettons sous un drap.
Entre fantômes apeurés, nous laissons notre douleur sourde faire écho à celle de l’autre.
Mais, comme il en va pour le fantôme, c’est aussi pour être vu que nous portons un drap, un masque, une attitude, un discours, une idée…
En réalité, le mensonge n’existe pas. On ne peut pas mentir, produire du faux. Tout ce qui est produit est vrai. Nous appelons « mensonge » ou « faux », « artifice » ou « bêtise » le bout d’information qui pénètre notre champ de compréhension.
En réalité, c’est la maladresse à se dire, qui parvenue à nos yeux, nous apparaît comme fausse.
Celui qui cultive un terrain large, qui sait l’entretenir, sait que tous ces attributs, attitudes, idées, postures, colères, manquements, sont un appel.
Nos draperies sont simplement la forme que prend notre peur, pour se cacher et–paradoxalement–pour se montrer.
Il n’y a pas de moment où nous sommes vraiment et des moments ou nous sommes masqués…c’est une illusion.
Nous sommes tout le temps nous, notre nature ne cesse de s’exprimer. Il nous faut alors trouver la personne qui sait voir au delà des filtres, des tissus et des masques, et qui sait accueillir la peur tapie au fond, recroquevillée, blottie, désespérée.
La peur de l’autre,
La peur d’être,
De se montrer
Et de le voir.
Alors,
Faire semblant,
De le voir,
De se montrer.
Le regarder très peu,
Le regarder de biais,
Se présenter masqué,
Drapé dans l’apparence.
L’idéal, pour se cacher
Est de s’entourer de ceux
Que la même peur habite.
D’un commun accord, nous demeurerons dans la mascarade et ne communiquerons jamais autrement que par échange de peurs, ou sous nos draps, peut-être, de manière explosive, erratique, mutée, mutique, incompréhensible à qui observe sans connaître les jeux de plis et de replis des peurs.
Celui qui parle la langue des peurs opposera tendresse obstinée et sourire patient.
Un jour, sans prévenir,
On réalisera que l’on est nu,
Qu’on l’a toujours été,
Qu’on le sera toujours…
….Quand bien même on redoublerait l’épaisseur de nos draps.
Il y a une ironie — en surface seulement — à se cacher ainsi:
Nous errons en fantômes, honteux d’être fragiles, et d’être délicats.
Et pour cacher notre richesse infinie, nous nous mettons sous un drap.
Entre fantômes apeurés, nous laissons notre douleur sourde faire écho à celle de l’autre.
Mais, comme il en va pour le fantôme, c’est aussi pour être vu que nous portons un drap, un masque, une attitude, un discours, une idée…
En réalité, le mensonge n’existe pas. On ne peut pas mentir, produire du faux. Tout ce qui est produit est vrai. Nous appelons « mensonge » ou « faux », « artifice » ou « bêtise » le bout d’information qui pénètre notre champ de compréhension.
En réalité, c’est la maladresse à se dire, qui parvenue à nos yeux, nous apparaît comme fausse.
Celui qui cultive un terrain large, qui sait l’entretenir, sait que tous ces attributs, attitudes, idées, postures, colères, manquements, sont un appel.
Nos draperies sont simplement la forme que prend notre peur, pour se cacher et–paradoxalement–pour se montrer.
Il n’y a pas de moment où nous sommes vraiment et des moments ou nous sommes masqués…c’est une illusion.
Nous sommes tout le temps nous, notre nature ne cesse de s’exprimer. Il nous faut alors trouver la personne qui sait voir au delà des filtres, des tissus et des masques, et qui sait accueillir la peur tapie au fond, recroquevillée, blottie, désespérée.
NiDr
